Malice : bon on arrête les garçons, on ne parle plus de sport et de concours canins... Un peu de beauté que diable et n'en déplaise à notre reporter de choc c'est moi Malice directrice de la rédaction du Daily Coterie Star qui ai réussi à négocier les droits d'auteur duvoyage de Walter en Islande.
Billy : Quoi plus de sport ?? je suis au chomage ??
Amarouk : Comment ça il a négocié avec toi mais c'est une véritable infidélité... et mon image alors ??
Malice : Mais non Billy tu n'es pas au chomage ... et Amarouk pas de panique, dis toi que c'est le journal qui a obtenu les droits ... alors un peu de silence et laissons la place au BEAU c'est parti à toi Walter.
Walter : Merci Malice... et ne t'inquiète pas Amarouk tu restes mon journaliste préféré. J'ai voulu faire un petit montage photo en incorporant mes pensées du jour, un peu comme un carnet de route en fait ... bon il me faudra un peu de temps pour le terminer mais j'espère que malgré tout j'arriverai à retenir les lecteurs du Daily Coterie Star ... et c'est parti.
JOUR 1 : Le voyage (séjour du 10 au 18 juin 2006)
Départ de Roissy … 3h00 de vol … 1h00 de retard. Départ de paris 28 C° et grand beau, arrivée en Islande, crachin breton, brouillard et 9 C°. Mon manteau, mon pull, vite c’est une urgence. Mais finalement on s’y fait assez vite. Après tout nous avions ce type de temps il y a à peine 2 semaines.
Le groupe ??? Dossier classé confidentiel. Nous ne ressortirons les archives que dans 30 ans … sinon plus.
La 1ère impression. Le trajet entre l’aéroport et Reykjavik fait ressortir un paysage lunaire … de la roche avec quelques lichens, et une grande quantité de lupins, c’est amusant quand on voit le mal que l’on a à les faire pousser en France. Le paysage me fait un peu penser à l’Ecosse, les châteaux en moins (non non pas d’allusions à la bière et au whisky). Pour compenser très certainement la tristesse du temps, les maisons sont très colorées et donnent une impression de chaleur. En revanche leur temple est austère. Un grand beffroi en béton, plutôt moche.
Pourtant l’architecture en elle-même est agréable mais pour le coup, il aurait fallu ajouter un peu de couleurs. Il est marrant de se dire que Reykjavik est une capital de … 150 000 habitants. Elle fait vraiment petite ville de province (je sais réaction de parisien), riche ville de province. Beaucoup de grosses voitures et très peu de véhicules de plus de 5 ans. Mais l’endroit est agréable et les gens ont l’air sympa. On vous a jamais parlé des Champs Elysées islandais ??? Une file de voiture dans la rue commerçante … mais pourquoi alors que l’artère du front de mer située en parallèle de la même rue est déserte ??? En ait c’est l’animation du samedi soir, on se rencontre dans les voitures, on se prend un verre à l’intérieur et on discute … d’un autre côté, les cafés sont tellement chers … et puis en plein hiver, je ne suis pas sur qu’il soit hyper agréable de squatter les bancs publics.
Enfin, au restaurant on a bien senti qu’ils étaient dégoutés que des français ne consomment pas de vin. D’un autre côté 30 € une bouteille qui coute 5 € au Carrefour du coin … ça situe assez bien le niveau de vie.
L’hôtel … chambre caisson. Le lit fait 60 cm de large ! Heureusement que Claire m’a habitué à ne pas prendre beaucoup de place dans le lit … comme ça je ne risque pas de finir par terre.
J’ai profité aussi d’un break de 45 minutes pour aller visiter les environs. Une zone industrielle tertiaire, mais à proximité du front de mer. Donc direction la jetée, et comme récompense, toute une nichée d’oies sauvages … pas vraiment sauvages. Demain, il faut absolument que je revienne avec mon appareil.
23h30 … 1h30 heure française. Il fait encore jour … assez troublant finalement car il n’est pas évident de se coucher (surtout pour moi qui n’arrive pas à me coucher tant que le soleil n’est pas couché). Quoique je pense que quand je vais laisser tomber le crayon je vais tomber comme une masse … allez je toommmbbeee.
JOUR 2 : Les Geysers … les cascades et la pluie !!!
Nuit de merde … RDC sur la route … trop de bruit et l’impression que les cars font un stop dans ma chambre.
Réveil 7h00, petit déjeuner et douche en vitesse et hop expédition photo. Et oui, j’ai rendez vous avec mes oies sauvages. Je les prends véritablement au pied du lit, elles ont encore les pattes rouillées de leur nuit. Occasion de prendre quelques photos dont quelqu’unes de petits dormant avec leur mère (trop mignon).
Départ du car à 9h00, direction Thingvellir. Historiquement c’est ici qu’avait lieu l’Althing, sorte de grande réunion de famille entre viking islandais qui pourrait s’apparenter à un gigantesque parlement en plein air ! Pour la géographie aussi c’est ici que se sépare la faille Nord Américaine de la plaque Européenne. Mais rassurez vous pour l’instant c’est tranquille !
Zut il commence à pleuvoir.
En route maintenant pour les chutes de Gullfoss … tiens il pleut de plus en plus, ah du vent aussi et des projections d’eau de la cascade ah de la grêle maintenant… bref une cascade dantesque (preuve en photos)
mais une visite dantesque aussi. 32 mètres de chute sur 2 étages (on pense à Plitvitce Croatie) et un débit d’eau de folie, issue de la fonte d’un glacier … tiens mais cela explique aussi la chute des températures (j’apprendrai plus tard que la notion de glacier est comment dire hors norme en Islande … enfin complètement différente de nos notions européennes continentales).
C’est superbe et grandiose ce qui est moins grandiose c’est d’arriver transi et tremper jusqu’à l’os au restaurant. Garçon une SOUPE !
L’après midi, visite des geysers de Geysir (je ne suis pas responsable du jeu de mot). Geysir est en fait le plus grand geyser de la zone avec des jets d’eau pouvant monter à 70/80 mètres.
Hélas depuis la fin des années 90, il est un peu faillant et a refusé de faire le spectacle. Pas grave c’est Strokur son voisin qui s’en chargera (avec des jets de 30/40 mètres de haut), le seul geyser vraiment actif de la zone en fait. Le jeu … prendre en photo le geyser bien sur… et bien ce n’est pas évident surtout quand il ne s’arrête pas de pleuvoir. Alors patience technique et hop le mode rafale … on retente de plus près, on attend que l’eau boue, je n’irais pas jusqu’à dire qu’il faut attendre que cela siffle mais presque.
Entre temps, pour se réchauffer, je n’hésite pas à passer dans des fumerolles. L’inconvénient ? Une vague odeur de soufre… tant pis pour mes voisins de car (en l’occurrence Hélène hihih).
C’est impressionnant en tout cas… comme chez Michey mais cette fois ci c’est du vrai. Sur le chemin du retour, passage par une église (catholique je précise) et arrivée à l’hôtel. Le guide (qui s’appelle Haraldur je ne pense pas l’avoir précisé … Harald comme l’Araldite et Dur comme Balladur … il a vécu en France au milieu des années 1990 je pense) a parlé d’une piscine à 30 C° … alors mouillé pour mouillé j’y file. Et je confirme, l’eau est bien à 30 C°. Une quarantaine de longueurs histoire de se détendre les papattes et je file vers les jacuzzis 34/36 C°, le 2nd 38/40 C° et le dernier 40/42 C°, le tout presque en solo bref c’est le pied complet, réconcilié avec l’eau moi (bien comprendre que s’agissant d’un journal de bord je ne pensais pas que nous aurions encore plus de pluie le lendemain), enfin il ne faudrait pas que la pluie à grosses gouttes dure trop longtemps sinon je vais avoir un problème de logistique moi . Ah et maintenant quelques chiffres… l’Islande c’est 300 000 habitants, 600 000 moutons et 70 000 chevaux que j’ai eu l’occasion de papouiller le midi pendant la pause. Ils sont d’un naturel très calme en tout cas.
Bilan photos de la journée 56 … et toute la journée à essayer de le protéger de la pluie et surtout de la buée. 22h30 dodo … finalement pas évident du tout de se faire à l’absence de nuit, il est fort frustrant de se coucher alors qu’il fait encore jour !
JOUR 3 : Les glaciers, les cascades … et la pluie !!!
5h00 du matin grand beau temps (ça c’est la preuve que mon sommeil est un peu caractériel sur les bords), 7h15, le réveil sonne … il pleut, la rage. Et c’est parti pour une nouvelle journée sous la pluie. Cette fois ci je troque l’anorak pour le KWAY. On sait jamais ce sera peut-être plus stratégique. 1er stop une cascade.
La chute d’eau de Seljalandsfoss : 30 mètres de chute environ, mais le plus marrant c’est que l’on peut passer derrière …
et puis après tout, mouillé pour mouillé, jouons les intrépides. La suite c’est la cascade de Skojafoss. Un débit un peu plus élevé pour une hauteur de 40 mètres … et une option trempé jusqu’au caleçon.
Sur la route, c’est assez marrant de longer une chaîne de montagne d’environ 1000 mètres d’altitude sur la gauche et d’avoir une plaine archi plate sur une longueur impressionnante sur la droite. En fait il s’agissait autrefois d’un delta qui regroupait toutes les rivières glaciaires des glaciers d’Islande (j’imagine qu’autrefois il n’y avait pas DES glaciers mais UN glacier qui occupait tout le centre de l’île).
A l’approche du déjeuner, nous visitons le musée de Skogar. Un petit aperçu de la vie traditionnelle islandaise, mais surtout la reconstitution des différents habitats depuis le 18ème siècle avec comme signe particulier les toits en tourbe. On s’imagine que de nos jours cela ne doit pas être facile de vivre en Islande (longueur de l’hiver et absence de lumière, temps plus froid…) mais à l’époque ! Pas de géothermie, juste de la tourbe séchée pour se chauffer.
Ensuite passage sur le glacier de Solheimajokull (bon je ne suis pas sur du non). Petite marche, passage du Walter par l’aile qui atteint un joli promontoire pour prendre des photos… l’avantage d’être aventurier (j’adore m’envoyer des fleurs… j’ai bien conscience que je suis un aventurier de salon … par contre sportif de terrain hihihi), mais toujours en toute sécurité. Et hop, 2 ou 3 pas sur la glace, en bas du glacier bien sur, et le tour est joué.
Ah oui MIRACLE il ne pleut plus. La journée se termine aux falaises de Dyrholaey. On dirait Etretat c’est marrant. On ne peut pas vraiment dire que la mer soit calme, enfin pour la version française. En Islande, aujourd’hui la mer est plutôt calme et il fait beau (cela s’appelle communément une différence de standard).
Mais la seule chose qui m’intéresse c’est la photo du MACAREUX. Le guide en a fait mention, je m’équipe donc en conséquence, téléobjectif enclenché et pied en bandoulière (le pied de l’appareil photo, pas le mien, sinon pas facile de marcher). Je suis le guide de près, prêt à enclencher… et la déception, une longue plage, une falaise et il paraît peu probable de pouvoir aller plus loin… à moins de jongler avec les vagues … alors jonglons. J’observe bien les falaises, marche jusqu’au bout du possible, mais hélas rien. J’en profite pour prendre quelques photos de la mer déchainée. Et c’est en revenant que je le vois, vraiment par hasard, comme un caliméro sur sa plage.
J’en profite pour zoomer et flashouiller comme un malade. Après coup, je me demande s’il n’est pas malade, ou tombé du nid ou autre. Je n’ai pas voulu l’effaroucher, mais peut-être que j’aurais dû le déplacer ou je ne sais pas. En tout cas un grand moment d’émotion.
La nuit se passera à Vik, petit passage dans les marmites d’eau chaude, c’est bien agréable après une journée… humide. Nous profitons d’un rayon de soleil et d’un coin de ciel bleu pour faire notre désormais traditionnelle promenade digestive (qui finalement durera 2h00), vers l’intérieur des terres. Coucher de soleil (enfin on ne peut pas dire que le soleil se couche vraiment vu qu’il fait toujours jour) splendide, vu sur le glacier et superbe luminosité (quand je pense que j’ai failli ne pas prendre l’appareil).
L’Islande comme on la rêve et surtout comme on aimerait la voir. Allez23h30 dodo ah si un chiffre macareux, population 7 millions pff ils se cachent bien.
Flash avant.
Flash après
Des petits chevaux aussi (les seuls à pouvoir adopter 5 allures)
et une photo prise à 4h30 du mat ... preuve que l'on dort super bien ... sisisi
JOUR 4 Glaciers et lagon glaciaire … plein la vue pour cette journée de LA GLACE.
Réveil et levé à 06h30 … et oui l’endroit est superbe et j’avais prévu une petite marche matinale si le soleil était au rendez vous. Départ 7h20 après un petit déjeuner rapidement englouti. Les sacs sont près, j’ai donc environ 1h30 devant moi. La devise sera toujours plus haut. Et là vraiment pas déçu. Quelle sensation de tranquillité, de beauté de liberté, bref de l’enthousiasme à l’état pur. Les neiges éternelles à gauche,
la mer à droite
et arrivé au sommet s’ajoute au spectacle un désert de sable noir juste en face de moi…
et sous mes pieds un vert chlorophylle génialissime (on sent un manque d’inspiration pour le vocabulaire là).
Le choc des couleurs dans ce carrefour de paysage bleu/vert/blanc/noir. Mais la descente s’impose et devient même urgente. Je suis les sentiers de moutons … mille fois hélas je ne suis pas un bon cabri et pour remonter les parois ravinées cela patine sec … les mains suffisant à peine pour passer les obstacles. Justement quelques mètres plus loin, je croise la famille mouton en question, qui ne se laisse pas approcher (ce n’était pas non plus mon but) mais se laisse gentiment photographier … limite je pose même.
Et c’est la poursuite de la descente … pile poil dans le timing avec même 5 minutes d’avance.
Comme d’habitude départ 9h00 et direction le parc naturel de Skaftafell. Petit arrêt en cour de route pour admirer … un sanctuaire. Dans ce lieu, le voyageur construit un cairn pour que son voyage se passe bien. J’ai construit mon cairn avec le peu de cailloux qu’il restait, il est petit mais c’est certainement le mieux placé, au pied d’un petit massif (du seul d’ailleurs) de fleurs roses … pensée spéciale pour un être cher.
Enfin arrivée au glacier, le plus grand d’Europe, le Vatnajokull … 8 400 km², aussi vaste que la Corse, 3 500 km 3 de glace avec une épaisseur par endroit de 1 000 mètres (quand on sait que le plus haut sommet d’Islande fait 2 110 m).
Le 1er mot qui vient à l’esprit : c’est un monstre. Tout le long du chemin on retrouve ses langues glaciaires qui arrivent à une altitude proche de 0 mètres. Un glacier en France cela se résume à une langue glaciaire. Ce glacier en a des dizaines voire des centaines. Tout simplement impressionnant.
Par la suite visite des chutes de Svartifoss (foss veut dire cascade en islandais comme jokull veut dire glacier) avec là aussi des orgues basaltiques.
Le tout logé dans une vraie forêt. Car en effet, en Islande, les arbres sont rares (il est difficile de les faire pousser, même les sapins), et bien souvent quand on nous parle de forêt, nous on appellerait cela un grand bosquet (ah lala cette différence de standards). Là c’est véritablement une forêt … enfin plus une garrigue en fait un peu comme le maquis Corse. Et puis plus d’une heure de marche, c’est plutôt sain.
Après cette marche, nous avons pu voir un film sur l’éruption d’un volcan sous le glacier en 1996 et des inondations que cela avait entraîné. 30 mn d’un film époustouflant qui part de l’effondrement de la caldera, en passant par l’éruption et ses éclairs jusqu’à l’inondation en elle-même. Un seul chiffre débit de 50 000 m3 … il est fortement déconseillé de vouloir faire du surf ou du kayak.
Enfin le clou du spectacle pour la journée, le lagon glaciaire. Il s’agit en fait du glacier Breihamerkurjokull issu du monstre Vatnajokull qui se disloque dans le lac (plus une lagune car le lac a un accès direct à la mer) Jokulsarlon. Le tout, donne une quantité impressionnante d’icebergs sur une espace assez restreint.
De toutes les tailles,
de toutes les formes,
transparents ou d’un bleu très clair.
Tout simplement impressionnant, grandiose, extraordinaire avec le glacier en toile de fond et le tout sous un soleil magnifique.
Visite du lagon en bateau bien sympa. Quelques chiffres : la lagune fait 200 m de profondeur, le glacier avance de 100 m par an, la mer soulève ce même glacier d’un mètre ce qui le fragilise. Bref aujourd’hui que des chiffres dingues.
Rencontre impromptue … les phoques. 2 ou 3 ont joué les stars et joué avec mes nerfs aussi…
ils auraient pu s’approcher un peu plus quand même. Au total ils étaient 7 ou 8 mais les autres étaient plus loin à jouer dans le courant sortant de la lagune.
J’ai décidé d’entamer 3 trilogies
La trilogie des espèces domestiques islandaises : le cheval islandais, le mouton islandais. L’objectif c’est désormais le renne.
La trilogie des oiseaux migrateurs : l’oie sauvage et ses petits (sur la terre) le stern arctique (dans l’air). L’objectif : le signe sauvage (dans l’eau ?)
La trilogie des espèces typiques d’Islande : le macareux, le phoque et l’objectif, la baleine.
Euh je crois que dans chaque groupe il me reste le plus compliqué. Et le soir comme d’habitude, la promenade digestive, cette fois ci en bord de mer avec un super couché de soleil (au jour 4 je dois tourner à 240 photos prises).
Allez ! 11h10 j’ai du sommeil de retard, il fait grand jour avec un superbe beau soleil couchant mais dodo quand même.
JOUR 5 La rencontre impromptue et la suite du tour de l’Ile.
Et zut, il pleut ! Bon, il paraît que la météo prévoit des éclaircies dans l’après midi, alors croisons les doigts.
Départ 9h00 pour une longue journée de bus. Le 1er arrêt se fera dans une base américaine, enfin ancienne base, pour avoir peut-être la chance de voir des phoques. Comme j’ai établi mon camp de base tout au fond du car, je suis bien souvent dans les derniers à sortir. Je ne déroge pas à la règle. Tout le monde part droit devant, je file à toute allure sur la droite. Et là coup de chance un phoque. Je veux descendre la mini falaise pour m’approcher de lui sans l’effrayer… pas de problèmes, il est plutôt curieux, il me regarde, plonge une dizaine de secondes et revient à la surface pour voir si l’objet de sa curiosité est toujours là, ce drôle de bipède qui commence à avoir du mal à garder une certaine stabilité sur ces roches ultra glissantes.
Et là, je n’y coupe pas, c’est la chute … je n’ai rien et l’appareil non plus … ouf. Bon encore un pas et j’arrête les frais. Et c’est parti pour le tirage du portrait de ce jeune premier euh pardon phoque qui sera rejoint bientôt par deux autres congénères. C’est à ce moment là que je me rends compte qu’au loin il y en a deux ou trois étendus sur des rochers. Je flashouille un peu, mais je ne peux pas m’avancer plus. C’est lorsque tout le monde arrive que je décide de migrer … dans le vain espoir de trouver une zone plus proche. Hélas pas de possibilités de m’approcher. C’est en visionnant les photos par la suite dans le car que je me rends compte que j’ai photographié un phoque en plein conciliabule avec un canard et une autre où une mère est en train d’allaiter son petit. Décidément je suis un gros veinard.
Le reste de la journée se passe dans le car. Visite d’un musée, celui de Mme Petra … qui collectionne les pierres semi précieuses (géode, obsidienne, agathe …) d’Islande. En fait, le musée c’est sa maison et son jardin, intriguant et kitch à souhait, surprenant en fait surtout. Outre les pierres, la dame collectionne … les nains de jardins (mais que fait le FLNJ ???) et les vieux porte clés (quia parlé de kitch déjà ???)
Toujours et encore du car, mais plus sous la pluie, c’est déjà ça de prit… arrêt au musée des pêcheurs… celui là je ne l’ai pas aimé. Je ne sais pas comment expliquer ça, mais il régnait comme une odeur de renfermé … limite mortuaire. D’accord j’étais aussi un peu énervé en arrivant. J’avais appris qu’un énorme barrage et donc un lac artificiel allaient être créés pour installer une usine d’aluminium, supprimant de fait une zone habituelle de nidification des oies sauvages et une zone de pâturage des rennes… les écologistes avaient perdu un combat de plusieurs années. Le fait est courant me direz vous… d’accord, mais ce qui est rageant c’est de se dire que cela se produit en Islande, pays qui se revendique comme profondément écologique et qui veut devenir un leader mondial dans ce domaine.
Au final, heureusement que la journée a super bien commencé (et même plus) car une journée entière de car, ce n’est pas top … et heureusement aussi qu’il ne faisait pas grand beau temps. Nous serons passés par des fjords et de nombreux villages comme Budareyni, Breidalsvik et Eskifjordur. Le soir comme d’habitude, promenade digestive au bord du lac d’Eskifjordur…
le jeu trouvé le monstre. Un superbe couché de soleil encore et aussi des chevaux islandais.
Un chiffre population de rennes entre 3000 et 5000… un autre chiffre promenade de 25 minutes pour trouver un centre commercial … non un marché, un truc artisanal ... ou comment déformer les indications fournies dans le programme … La ville d’Eskifjordur est le centre commercial de l’est islandais et en aucun cas un gigantesque centre commercial … hihiih dommage pour les obsédés du shopping … tiens en parlant de shopping, si je veux ramener des souvenirs il faudrait peut-être que je regarde un peu, sinon j’en connais qui vont m’en vouloir.